Khalil prison

Le monde de la prison doit changer – Khalil K

Pelican Bay, démonstration d’une prison sauvage

Le principe de prison a été mis en place pour redresser les citoyens déviants, ou du moins pour les isoler de la société. Dans le documentaire qui suit, il est rendu évident que les prisons ne servent qu’à une seule chose: à isoler les malfrats. Cependant, cette technique n’est pas utile du tout, car en concentrant le mal dans une boîte, on se rend compte que cela le rend plus fort, et ne l’amenuise pas du tout.

Comme il est précisé dans le documentaire, des ordres de meurtre ou de vol se font à partir de la prison même. Les chefs de gang en prison sont plus puissants que les gardes de la prison. On ne peut pas isoler le mal et prétendre qu’on le guérit. Au contraire, la haine engendre la haine, et cette vidéo illustre parfaitement bien cette vérité.

Lockdown, ou l’art de marginaliser les détenus

Dans la série des documentaires que l’on trouve sur les condition d’incarcération, l’émission Lockdown sur la chaine américaine National Geographic est une référence. Cette émission illustre parfaitement bien de quelle manière l’incarcération est devenue un style de vie pour certains, une condition de vie asociale qui pousse à la bestialité et la haine.

Les techniques d’incarcération utilisées aujourd’hui ne poussent pas les individus à se réinsérer, mais plutôt à s’adapter aux règles sauvage des milieux carcéraux. Les règles sociales au sein de la prison sont complètement différentes qu’à l’extérieure, et l’on peut sérieusement se demander si les logiques d’incarcération moderne sont destinées à réinsérer les détenus, ou plutôt à les marginaliser:

La prison Khalil, concept de détention newage

barbelés de prison
Les lois de l’incarcération sont rudes. Les détenus vivent dans des cages, et il est fréquent que des criminels sortent de prison dans un état encore plus critique que le jour où ils y étaient entrés. Ceci s’explique par l’isolation sociale, le renfermement, la marginalisation, le détachement du détenu vis-à-vis d’une société qui l’a condamné à cette peine.

Plusieurs théoriciens du monde carcérale ont pensé des nouveaux modèles pour cette classe abandonnée de la population. Des associations comme l’Observatoire international des prisons (OIP) ou Ban Public luttent pour l’humanisation des conditions de détention.

Une vidéo sur le journal Le Monde revient sur les troubles socio-psychologiques que les détenus développent pendant leurs incarcérations, une vidéo qui pose les bases des problématiques de la prison moderne:

Le corps incarcéré